Publicité

Les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS

À tous les socialistes qui relèveront l’espérance, il faut y croire, il faut le vouloir, il faut laisser sur le bord de la route les sceptiques et les fatigués et repartir à l’assaut de la majorité
                                                                                                                                        François MITTERRAND

Cher(e) Camarade,

Nous avons ratifié notre projet. Nous devons maintenant passer à l’étape suivante, désigner notre représentant, celui qui le portera devant nos concitoyen(ne)s, qui l’enrichira sans s’en éloigner comme commencent déjà à le faire certains candidats à la candidature.

L’enjeu n’est pas seulement l’élection présidentielle. Si le P.S. l’emporte mais pratique ensuite une politique blairiste d’accompagnement du capitalisme, la Gauche sera durablement affaiblie, y compris pour les échéances municipales suivantes.

On ne gagne pas dans la confusion. Notre projet, largement inspiré par la motion présentée par Laurent FABIUS (sur les questions salariales, de logement,…) lors de notre dernier congrès, doit marquer une ligne politique clairement de Gauche, une ligne de changement, qui doit nous permettre de réussir ensemble, ensemble les socialistes, ensemble la Gauche, ensemble avec et pour les Français.

Parce que Laurent FABIUS défend depuis longtemps cette ligne de rassemblement de la Gauche;

Parce qu’il a la volonté de mener une politique de changement clair vis-à-vis la politique que nous impose la Droite; parce qu’il ne veut pas de dilution de la Gauche dans un positionnement social-libéral;

Parce qu’il veut mener ce changement pour les Françaises et les Français, par des mesures qui répondent à leurs aspirations en matière de pouvoir d’achat, de logement, de défense des services publics, de renforcement de l’éducation nationale, de lutte contre toutes les discriminations,…

Parce que face aux désordres de la mondialisation libérale, Laurent FABIUS veut mettre la solidarité, l’intervention publique et le volontarisme au coeur d’un contrat des socialistes avec nos concitoyens;

Pour que chacun, avec ses spécificités, se sente à l’aise dans la République et puisse pleinement y réussir, parce que plus la Nation est diverse, plus la laïcité et la République nous soudent et nous rassemblent;

Parce que pour continuer l’Europe il faut un nouveau processus institutionnel qui refusera sa dilution dans l’Europe libérale et sera centré sur les institutions et les valeurs humanistes de l’Union;

Parce qu’il a l’envergure d’un homme d’État, pour que la France retrouve son poids politique international et soit de nouveau porteuse pour d’autres peuples dans le monde et d’abord pour les plus pauvres de réponses, de valeurs et d’espoirs;

Parce que l’alternance de 2007 doit être pour nos concitoyens une alternative à la politique libérale actuelle,

Nous avons choisi de soutenir la candidature de Laurent FABIUS lors de la désignation interne de notre candidat.

Nous t’appelons pour toutes ces raisons à le faire également et à nous rejoindre dans ce combat, pour réussir ensemble le changement.

(pour signer le comité de soutien: laurent.fabius.69@gmail.com ou "Les socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS", 3 rue Émile Zola, 69120 Vaulx-en-Velin)
Lundi 2 octobre 2006
Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : Vidéo
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 26 septembre 2006

Les lecteurs attentifs du journal Libération auront découvert aujourd'hui en page 13 de leur quotidien cette mise au point de la commission des sondages, concernant l’étude réalisée peu après les discours des candidats à l'investiture à Lens lors des Chantiers du Pas-de-Calais. Rappelons que, sur la base de ce sondage, la une de l’édition du 18 septembre du journal était : « Ségolène souveraine ».

La commission y rappelle, pour la première fois, que l'échantillon retenu pour ce sondage (comme pour tous ceux qui l'ont précédés) ne correspond pas au corps électoral qui se prononcera les 16 et 23 novembre prochain.

Nous reproduisons ici, la mise au point de la commission des sondages, la réponse de l'institut L2H ainsi que, pour mémoire, le sondage concerné.

Une mise au point de la commission des sondages
QUOTIDIEN : Mardi 26 septembre 2006 - 06:00

« Si le sondage réalisé par LH2 pour le quotidien Libération et publié dans son édition du 18 septembre sur le choix du candidat socialiste à l'élection présidentielle n'appelle pas d'observations particulières quant aux méthodes utilisées par l'institut, la commission des sondages considère que sa présentation aurait dû être accompagnée à titre de précaution des mentions suivantes :

-­ le sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de sympathisants de gauche et de sympathisants socialistes alors que le candidat socialiste sera désigné par les seuls adhérents du PS ;

-­ eu égard à la taille fort réduite du sous-échantillon de sympathisants socialistes, les résultats obtenus doivent être interprétés en tenant compte de la marge d'erreur importante qui les affecte. »

La réponse de François Miquel Marty, directeur des études politiques de l’institut LH2 :

« Le quotidien Libération, la Commission des sondages et l'institut LH2 travaillent, chacun avec ses compétences propres, pour une meilleure compréhension de l'opinion française, et pour la qualité de la restitution des enquêtes au public. Des sondages réguliers avec des méthodes d'enquête éprouvées et reconnues y contribuent. La précision de la Commission des sondages, publiée ci-dessus, est légitime dans son principe, comme dans son contenu. Elle est exigeante, car aucune confusion n'a été réalisée dans les colonnes de Libération entre sympathisants et adhérents PS, et car les attentes de la Commission en matière de présentation des résultats sont plus élevées qu'elles ne l'étaient jusqu'ici.

Nous interprétons plus largement cette publication de la Commission des sondages comme un encouragement à poursuivre notre travail quotidien, conjoint et continu, d'information du public. »

Pour mémoire :

43% des sympathisants pour Ségolène Royal
Le baromètre mensuel LH2-«Libération»
QUOTIDIEN : Lundi 18 septembre 2006 - 06:00

Le sondage a été réalisé par LH2 par téléphone le samedi 15 septembre [sic] 2006, après l'intervention des présidentiables à Lens. Echantillon de 409 sympathisants de gauche (dont 203 sympathisants socialistes), selon la méthode des quotas.

Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : Vu dans la Presse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 26 septembre 2006
Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : Vidéo
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 26 septembre 2006

Vive les primaires

Tribune publiée par Thomas Philippon, professeur assistant, New York University, dans le journal Libération du 26 septembre 2006.

L'expérience outre-Atlantique atteste de la valeur démocratique des débats préliminaires.

La couverture médiatique de la campagne interne du Parti socialiste montre que les analystes et commentateurs politiques ont du mal à adapter leur grille de lecture à ce phénomène nouveau. Pour comprendre la vraie nature des élections primaires, il est utile de se pencher sur l'expérience américaine.

Aux Etats-Unis, l'organisation d'élections primaires ouvertes est la règle, non l'exception, et les débats se déroulent souvent dans des universités. En règle générale, l'entrée est libre (il suffit de s'inscrire par avance), mais il arrive aussi que l'audience soit sélectionnée de façon indépendante (par un organisme de sondage, par exemple) pour garantir sa représentativité. Le modérateur est souvent un journaliste de radio ou de télévision. Une vingtaine de débats entre les candidats à l'investiture démocrate ont ainsi eu lieu d'avril 2003 à février 2004.

L'histoire de ces élections est riche d'enseignements et permet de déconstruire un certain nombre de mythes, au premier chef la prétendue mauvaise qualité des débats lors des primaires. Des chercheurs ont ainsi analysé les interventions des candidats à l'investiture durant les primaires de l'après-guerre (1948-2004, primaires républicaines et démocrates), et ont classé leurs déclarations selon plusieurs critères. Le premier critère est la nature de l'intervention, qui peut être soit une attaque, soit une défense, soit une mise en valeur des idées ou de la personnalité du candidat sans référence explicite à ses concurrents.

Les données américaines montrent que 64% des interventions sont des mises en valeur, 32% des attaques, et 4% des défenses. La couverture médiatique ne reflète pas correctement ces proportions, puisque 52% des déclarations discutées par la presse sont des attaques, pour seulement 43% de mises en valeur. Il est bien évident que ce biais est également présent dans les médias français.

On peut ensuite distinguer les attaques qui sont dirigées contre les autres prétendants à l'investiture de celles qui sont dirigées contre les candidats du parti adverse. Les données montrent que les attaques «fratricides» représentent moins de la moitié du total des attaques, et donc moins d'un sixième de l'ensemble des déclarations.

De plus, lorsque l'on classe les interventions selon qu'elles contiennent des propositions et des idées (sur la sécurité, l'emploi, etc.), ou des remarques sur la personnalité des uns et des autres, on trouve que 63% des interventions se situent au niveau du débat d'idée. On est donc loin du cliché sur les querelles intestines et les attaques personnelles. Les coups bas apparaissent en fait surtout lors de campagnes publicitaires, orchestrées la plupart du temps en sous-main.

La réunion de Lens nous a montré que cette règle s'applique aussi en France, et les futurs débats ne manqueront pas de le confirmer. Les petites phrases assassines sont plus souvent prononcées à l'intention de la presse que devant les militants. Les candidats intelligents savent que les attaques personnelles sont contre-productives lors d'un débat public, et ceux qui l'ignorent l'apprennent à leurs dépens. Dès lors, et contrairement à l'opinion la plus répandue, on peut s'attendre à une amélioration de la qualité des débats lorsque ceux-ci auront lieu en public, et non plus par caméras interposées.

Un nombre élevé de prétendants ne constitue pas nécessairement un obstacle à la bonne tenue d'un débat public. Les primaires démocrates de 1992 avaient commencé avec dix candidats avant de déboucher sur la victoire surprise de Bill Clinton face au président sortant George Bush. Ceux qui dénoncent sans réfléchir la multiplication des candidatures témoignent surtout d'un manque de confiance envers la démocratie. Ne les écoutons pas. Vive les primaires, et vivement les débats.

Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : Vu dans la Presse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 25 septembre 2006

Jacques Généreux publie sur son site politique ainsi que sur celui de son club politique, Renouveau Socialiste Européen, une lettre ouverte adressée à tous les militants du NPS. Nous la reproduisons ici dans son intégralité.

Chers camarades,

Je suis l’un des derniers dirigeants nationaux de NPS à développer publiquement un argumentaire sur la question de l’investiture pour l’élection présidentielle. J’ai pourtant été, au sein de notre direction nationale, le premier à prendre une position explicite et conforme à une ligne politique constante, à savoir : le ou la candidat(e) susceptible de rassembler la gauche, de restaurer la confiance des classes populaires et d’incarner sans complexe un projet « socialiste » devait être un ou une camarade qui, le 29 mai 2005, était en phase avec les deux tiers de l’électorat de gauche pour dire « non » à la constitutionnalisation du néolibéralisme. C’est la position que j’ai assumée et expliquée dans les médias à titre personnel, après le référendum, mais seulement jusqu’au moment où, au début de 2006, nous avons convenu d’une règle de conduite commune en direction nationale : nous étions censés mener ce débat dans le courant et dans le parti, et renoncer à tout ralliement ou appel public en faveur de telle ou telle personnalité, en attendant que le courant débatte d’une éventuelle position commune à son université de rentrée.

Nous n’oublions pas le 29 mai

Dès lors, je n’ai plus donné d’interview ou de tribune à la presse, ni même fait circuler un argumentaire ou un appel « interne » dont chacun sait que la presse en fait état dans la semaine qui suit. Puisque voici venu le temps de notre débat collectif de rentrée, et conformément à la règle commune arrêtée en direction nationale, je porte donc ma contribution au débat. D’autres camarades n’ont pas manifesté la même patience, et l’inévitable battage des médias autour de leurs « appels » publics a pu laisser l’impression qu’il n’y avait que deux options défendues au sein de notre courant (François Hollande ou Ségolène Royal). Impression forcément erronée, puisque la quasi-totalité ne nos militants a voté « non » le 29 mai et que la moitié d’entre eux, au moins, a mené une campagne active pour le « non » socialiste. On ne peut imaginer, sans faire insulte à la conscience politique de tous ces militants, qu’ils ont oublié les questions qui se sont imposées à leur esprit, dès le lendemain de la victoire du « non » de gauche : Comment réconcilier l’électorat de gauche avec le PS dont il venait de rejeter massivement la ligne officielle ? Comment le PS pourrait-il, en 2007, incarner le débouché politique de ce large mouvement populaire de résistance au néolibéralisme ? Pouvait-on sérieusement envisager de présenter un(e) candidat(e) qui aurait manifesté son mépris des partisans du « non » durant la campagne, et son mépris du vote populaire après le résultat du référendum ? Et poser ces questions, c’était alors y répondre.

Pour tous ceux qui n’ont pas oublié ces questions et sont convaincus que la renégociation en cours du TCE pèsera sur le scrutin de 2007, le choix aujourd’hui en débat se ramène pratiquement à une interrogation : comment peut-on ne pas soutenir le seul candidat socialiste qui se soit engagé contre ce traité ? Au nom de tous les camarades qui se posent cette question, je demande qu’elle soit entendue et respectée dans notre débat.

Ma position est discutable, comme toutes les autres, et je la soumets au débat avec d’autant plus de sérénité que je ne mène pas ici campagne pour déterminer une position majoritaire du courant, mais seulement pour contribuer au choix qu’en conscience chaque militant devra faire en novembre. Car, sur ce point aussi, ma position solitaire et précoce n’a pas varié. Dès l’instant où nous avons débattu de notre règle commune pour aborder ce débat, j’ai soutenu l’idée que, si nous ne présentions pas un candidat issu de NPS, notre courant n’avait pas vocation à se ranger d’un seul bloc derrière une personnalité quelconque, et ce pour deux raisons.

NPS n’est pas une écurie présidentielle

En premier lieu, nous aspirons à une réforme des institutions et des pratiques, qui recentre la vie politique sur la détermination d’une majorité parlementaire à l’issue d’un débat de fond sur les programmes politiques et nous libère du « présidentialisme ». À court terme, dans un jeu politique dominé par l’obsession présidentielle, le fait de n’avoir pas de candidat est certes une faiblesse. À long terme, et dans le combat pour une VIe République, le fait de constituer un courant dont l’homogénéité et la force politique ne dépendent pas de la victoire de telle ou telle personnalité est un atout majeur. NPS a donc mieux à faire que de se transformer, ne serait-ce que durant quelques mois, en écurie (ou sous-écurie) présidentielle. La fonction de NPS est de peser sur le sens politique qui sera donné à la campagne électorale, sur les développements qui devront préciser le projet socialiste, et, au-delà du scrutin, sur la mise en œuvre effective du projet en cas de victoire, ou sur la reconstruction du parti en cas de défaite. Quels que soient le ou la candidate et le gouvernement formé après les élections, la mission politique de NPS reste la même : ancrer le parti sur la ligne d’une opposition frontale au néolibéralisme, d’une rénovation ambitieuse de notre démocratie et d’une refondation radicale du projet européen.

NPS doit-il survivre ? Telle est la question

En second lieu, imposer le fait majoritaire par un vote désignant une personnalité étrangère à notre courant nous conduirait à l’explosion. Or, la mission politique de NPS commande de faire passer la préservation du courant avant nos divergences sur l’investiture pour la présidentielle. Je répète l’enjeu : la persistance d’un courant fort et soudé susceptible d’empêcher la dérive centriste qui s’est emparée de la social-démocratie européenne et l’a enlisée dans l’impuissance et l’échec électoral. Ou bien NPS endosse bien cette mission et doit alors tout mettre en œuvre pour exister encore au-delà de l’élection présidentielle ; ou bien NPS n’est qu’un outil ordinaire de la compétition interne au parti, et alors, il n’a aucune raison de survivre à nos divergences sur le choix d’un(e) candidat(e).

En effet, en annonçant dans un premier temps que nous prendrions une décision collective unique sur cette question, nous avons lancé la mécanique inéluctable de la division, les uns et les autres étant nécessairement conduits, à un moment ou à un autre, à créer un rapport de force interne favorable à leur option. Et c’est bien ce qui s’est produit. Dès lors que certains de nos camarades et dirigeants ont lancé des appels publics et déjà amorcé une campagne en faveur d’une personnalité, ils ont manifesté une conviction forte et pris un engagement public désormais irréversible et indépendant d’une éventuelle future position commune du courant. Dans ces conditions, un vote sur cette question serait le dernier acte politique de NPS, mesurant seulement les éclats engendrés par son explosion.

En début d’année, la direction nationale ne m’a pas suivi sur cette analyse, au nom de ce qui semblait alors à tous une évidence : un courant ne peut pas ne pas avoir une position claire quand les militants sont appelés à voter ; et de plus, l’engagement des militants NPS dans une campagne interne sur des positions différentes peut nous affaiblir.

Ces objections sont pertinentes, mais elles n’éclairent pas notre choix, maintenant que nous sommes dans la situation que j’avais redoutée : de toute façon, nous n’aurons pas une position commune ; voter sur des noms, quand une minorité interne au courant est déjà publiquement engagée derrière Ségolène Royal, servirait seulement à mesurer l’ampleur réelle de ce mouvement et à détruire le courant. Si nous voulons préserver le courant et manifester que sa mission persiste, au-delà d’une divergence sur une question de personne, il nous faut renoncer au processus d’exclusion de telle ou telle option, et tolérer que des individus soutiennent le candidat de leur choix, à titre personnel. À condition toutefois que cela ne les conduise pas à soutenir des positions manifestement contradictoires avec les convictions fondatrices de notre courant.

Certes, une pluralité de positions, durant les quelques semaines de la campagne interne, ne renforce pas le courant ; mais elle ne l’affaiblira jamais autant que son explosion ! La seule position commune possible pour NPS consiste à assumer la non-désignation d’un candidat comme une position politique que j’ai justifiée plus haut. NPS est le garant de l’ancrage idéologique de notre parti dans le combat contre le néolibéralisme, et cette mission première peut bien s’accommoder d’une pluralité d’options sur la personnalité la plus à même de conduire la gauche à la victoire en 2007. Puisque désormais tout le monde rejoint cette analyse et privilégie la survie de notre courant, disons-le tout net : NPS n’a définitivement pas de candidat ; chaque militant devra désigner le sien en conscience.

Une fois libéré de l’option mortifère d’un vote sur des noms, NPS peut mener sereinement le débat de fond sur les candidat(e)s et éclairer ainsi le choix de chaque militant. Mais, soyons clair : l’absence de position officielle du courant sur le ou la candidat(e) ne saurait être l’expression d’une position implicite quelconque. Elle va de pair avec une position explicite sur la façon d’aborder la campagne et une condamnation explicite de toutes les déclarations qui divisent la gauche, contredisent le projet socialiste et estompent notre opposition radicale au discours de la droite. Elle crée le contexte favorable à la conduite d’un débat sans fard sur le fond politique de l’affaire.

Les conditions de la victoire en 2007

Le fond de l’affaire consiste à identifier les conditions de la victoire d’un projet de gauche en 2007. La question est de savoir qui, parmi les personnalités candidates à l’investiture, peut incarner le projet socialiste et éviter les erreurs de la campagne de 2002.

Certains croient que le rejet de la droite et le souci du changement sont tels que n’importe quel candidat(e) de gauche peut l’emporter au second tour. En réalité, les facteurs de la défaite d’avril 2002 sont toujours aussi actifs. L’électorat populaire n’est disposé à voter socialiste (cf. régionales et européennes) que sur une ligne d’affrontement avec la droite néolibérale. Mais il rejette massivement la position du PS, dès que le parti s’écarte de cette ligne et manifeste la moindre convergence avec la droite (29 mai 2005). La sociologie imaginaire qui avait conduit Lionel Jospin à tenir un discours de séduction des « classes moyennes » et à soutenir des positions ambiguës (fiscalité, retraites, services publics, « projet pas socialiste » !) a été invalidée et lourdement sanctionnée par le vote du 21 avril 2002. Elle l’a été une fois encore le 29 mai 2005. Tel est (faut-il le rappeler ?) le diagnostic de NPS.

Pour être au second tour, en l’absence de candidature unitaire à gauche, il faudra mobiliser la totalité de l’électorat socialiste et cela n’est possible qu’en tournant le dos à la stratégie suicidaire de 2002. Et ce, d’autant plus que Lionel Jospin avait un avantage de plus et un handicap de moins, par rapport au candidat socialiste de 2007 : il pouvait invoquer le bon bilan économique et social de son gouvernement ; le PS n’avait pas pris, sur un traité européen, une position contraire à l’aspiration des deux tiers des sympathisants de gauche.

Une fois passé le premier tour, pas une seule voix de gauche ne devra manquer au candidat socialiste. Et, là encore, deux options se présenteront : faut-il rassembler l’électorat de gauche, ou bien séduire d’hypothétiques électeurs centristes en faisant droit aux thèmes de campagne de la droite ? Seule une gauche assumée et revendiquée peut gagner. Car elle seule peut à la fois remobiliser les classes populaires et séduire la part des classes supérieures qui aspire à une société de solidarité et de paix sociale. N’oublions pas qu’en avril 2002, le vote des cadres supérieurs pour le PS s’est effondré aussi fortement que le vote ouvrier ! En faisant une part quelconque au discours néolibéral ou néo-conservateur, un candidat socialiste ne prend aucune voix à la droite : il perd des voix dans toutes les catégories sociales. Tel est encore le diagnostic de notre courant, affirmé lors du congrès de Dijon et réaffirmé dans toutes les batailles internes.

Et c’est, au fond, ce même diagnostic qui nous a confortés dans notre rejet du TCE, conscients que le temps n’était plus au compromis avec, mais au combat frontal contre les néolibéraux. Nous avons prévenu nos camarades qu’il serait impossible de distinguer le « oui » socialiste du « oui » des néolibéraux, et que le PS risquait sur ce référendum un divorce complet avec son électorat, comme avec les autres forces de gauche. Nous avions raison et il faut maintenant reconstruire la crédibilité du PS à gauche. Cette question restera au cœur de la campagne de 2007, car c’est sous présidence française (en 2008) que s’achèvera la renégociation du TCE. L’électorat de gauche préférerait assurément qu’à cette occasion le chef de l’État soit clairement opposé au traité initial.

La spécificité de nos diagnostics et de notre ligne politique au sein du parti ne s’est pas dissoute dans la synthèse du Mans. Nous avons fait le choix responsable du rassemblement des socialistes avant la bataille de 2007. Mais nous l’avons fait aussi dans le but de peser sur le « projet », en sorte que le parti aborde cette bataille en évitant les erreurs de 2002 et reconquière une crédibilité émoussée par sa position incomprise sur le TCE. Nous avons jusqu’ici atteint ce but. Le respect du nouveau projet socialiste, qui porte largement notre marque, constitue donc aussi une condition de la victoire en 2007.

Comment évaluer les candidatures ?

Notre analyse des conditions de la victoire doit commander notre réflexion sur les critères de désignation d’un(e) camarade pour 2007. Au vu de cette analyse, il convient de se poser les questions suivantes :

Qui évitera de répéter les erreurs de diagnostic de 2002 ?

Qui est le plus en phase avec le mouvement social anti-néolibéral qui s’est manifesté le 29 mai 2005 ?

Qui a banni de son « logiciel » la sociologie imaginaire qui tire le discours politique vers un centre inexistant ?

Qui s’écarte le plus résolument d’une stratégie de « triangulation » consistant à mordre sur l’électorat de la droite en reprenant certains de ses thèmes de campagne ?

Qui peut faire le plein des voix des sympathisants socialistes au premier tour ?

Qui peut rassembler le PS et le PC sur un combat commun au second tour, et s’assurer aussi le soutien de tous les réseaux militants de la gauche ?

Qui a la crédibilité pour promettre aux Français qu’il ne signera pas un nouveau TCE à peine amendé et ne tournant pas le dos à l’Europe espace de libre concurrence déloyale ?

Qui manifeste le plus de respect pour le projet socialiste et ne remet pas en cause les avancées obtenues par NPS (sur la fiscalité, la RTT, les retraites, l’Europe, etc.) ?

Les postulant(e)s à l’investiture ont d’ores et déjà apporté des éléments de réponse à ces questions par les positions qu’ils ont prises publiquement.

Ségolène Royal a multiplié les déclarations visant à occuper le terrain électoral de la droite (sur la sécurité, l’école, l’encadrement de la jeunesse, « l’éducation » des parents, etc.), n’hésitant pas au passage à dire le contraire de ce qui constitue le projet commun du parti socialiste et à indisposer sérieusement nos partenaires communistes. Elle manifeste ainsi sa conviction que la victoire dépend moins du rassemblement de la gauche, sur les exigences spécifiques de la gauche, que de la séduction d’un électorat indécis. Ce faisant, elle divise la gauche et nous expose à l’émergence d’un « non de gauche » au vote socialiste, au second tour.

En refusant le débat avec les jeunes socialistes et en gardant sa liberté à l’égard du « projet », elle indique une conception du combat politique conforme à la logique présidentialiste de la Ve République : une personnalité doit s’imposer par sa relation directe et personnelle avec le peuple, au-delà des partis. Elle compte donc justifier sa candidature par un mouvement d’opinion favorable à sa personne (assimilé à la cote dans les sondages), et non par sa capacité à transformer l’opinion pour la faire adhérer au programme des socialistes. Enfin, Ségolène Royal n’a pas été la plus tendre et la plus compréhensive à l’égard de la forte majorité d’électeurs de gauche partisans du « non » au TCE, au point d’envisager, comme issue à la crise européenne, un nouveau vote par le Parlement.

Force est de reconnaître que ces positions et cette façon d’aborder la campagne sont à l’opposé des convictions qui fondent notre courant. Il me semble ainsi que la candidature de Ségolène Royal ne peut constituer la réponse à aucune des questions que j’ai posées ci-dessus.

Comment ne pas soutenir la candidature de Laurent Fabius ?

Faut-il rappeler que je ne suis pas « fabiusien » et que, bien avant 2002 et donc avant le congrès de Dijon, je suis de ceux qui ont dénoncé dans la presse la dérive centriste de certaines politiques économiques engagées sous la responsabilité de Dominique Strauss Kahn puis de Laurent Fabius (notamment en matière de fiscalité). Mon analyse politique n’a pas changé et fut hélas confortée par le double effondrement du parti dans les classes populaires en 2002 et en 2005.

En revanche, Laurent Fabius a opéré une inflexion réelle dans son combat politique. Il est le seul dirigeant de l’ancienne majorité qui ait tiré, comme leçon du 21 avril 2002, la nécessité d’un repositionnement du PS et d’un rassemblement prioritaire de la gauche sur une ligne d’opposition frontale au modèle de la droite. Il est aussi, accessoirement, au sein de cette majorité, le premier à avoir replacé le développement durable et une écologie sociale au cœur du projet socialiste. Faut-il indéfiniment le suspecter au nom de politiques anciennes avec lesquelles il est le seul à avoir marqué sa distance ?

Tous les ministres du gouvernement Jospin sont solidairement responsables des éventuelles erreurs que nous avons combattues. Il est dès lors bien étrange d’entendre certains en faire aujourd’hui grief au seul Laurent Fabius. Tous les candidats aujourd’hui déclarés sont responsables des allègements fiscaux sur les hauts revenus et les stock-options ou des privatisations. La question est de savoir qui aujourd’hui reconnaît la nécessité de prendre un autre cap ? Qui s’engage publiquement pour remettre en cause le régime des stock options ou pour éviter une privatisation irréversible de GDF ? C’est Laurent Fabius. L’ancienne majorité est aussi solidairement responsable du brouillage de l’identité socialiste aux yeux des classes populaires. La question est de savoir qui, en son sein, et parmi les candidats déclarés, a évité la confusion entre le projet européen de la droite et celui de la gauche ? Encore Laurent Fabius qui, comme Henri Emmanuelli, a assumé la délicate responsabilité historique de manifester une position contraire à celle du parti. C’est à ces positions courageuses que nous devons aujourd’hui l’espoir persistant, dans l’électorat de gauche, que l’on peut éventuellement compter sur des socialistes pour s’opposer sans concessions au modèle néolibéral.

Au cours de la campagne nationale que j’ai menée pour le « non socialiste » dans des dizaines de villes, j’ai mesuré la reconnaissance du peuple et des militants de gauche pour la manifestation de cette autre voix (autre voie) socialiste. Mais j’ai enregistré partout la même promesse que ce mouvement de résistance populaire n’apporterait pas son soutien à un candidat socialiste qui aurait fait campagne pour le « oui ».

Certes, une forte minorité d’électeurs socialistes a voté « oui » au référendum et il s’agit aussi de mobiliser leur soutien. Mais leur soutien ne fera pas défaut à un partisan du « non » qui se bat pour un projet européen commun à tous les socialistes. En revanche, l’investissement personnel intense qu’a constitué la conversion au « non », pour des électeurs et des militants traditionnellement favorables aux traités européens, ajouté au mépris public pour leur position, a nourri chez ceux-ci le sentiment d’une victoire inespérée contre le néolibéralisme dominant.

Croire qu’aujourd’hui, pour eux, c’est déjà une histoire ancienne qui ne pèsera en rien sur leur choix en 2007 est une dangereuse illusion. Nombre d’entre eux prendront pour un pur mépris du vote populaire, un déni de leur incontestable victoire, la candidature d’un(e) socialiste, qui se serait distingué(e) par une admiration sans borne pour le TCE et des propos affligeants sur les « nonistes ». Et, là encore, seule la candidature de Laurent Fabius peut manifester la volonté claire des socialistes de donner à la victoire du « non » un débouché politique. Pour cette même raison, seule cette candidature permet d’espérer, au second tour, le report de toutes les voix de gauche sur le candidat socialiste. Soyons francs : même ainsi, le rassemblement de toute la gauche sur notre candidat n’a rien d’assuré. Mais un tel rassemblement me semble tout à fait impossible avec un(e) candidat(e) qui n’a dissimulé ni sa pleine adhésion au TCE, ni son mépris pour la « bêtise » des partisans du « non ».

Enfin, en ce qui concerne le respect du projet, Laurent Fabius a été on ne peut plus clair quand il a présenté ses sept engagements pour 2007 (sur le logement, le Smic, les stock-options, etc.) : nous avons un projet qui constitue la colonne vertébrale de la campagne et des engagements concrets à préciser quand ils ne le sont pas encore dans le projet. Par exemple, dire dans le projet que l’obligation de construction de logements sociaux doit être respectée par les communes, c’est bien ; préciser que l’État passera outre la volonté des communes qui s’accommodent aujourd’hui d’une sanction financière, c’est mieux. Qui reprochera à un candidat de donner aux orientations générales du projet plus de force et de crédibilité en les transcrivant en engagements précis et contrôlables ? Certains ironisent sur la nature « électoraliste » de telles promesses (celle sur le Smic, notamment). Mais je ne conçois pas que la campagne consiste à ne faire aucune promesse ; c’est avec des promesses que la gauche a accédé au pouvoir et c’est en les tenant qu’elle peut s’y maintenir. Il nous faut juste ne pas nous tromper de slogans : je préfère « 100 euros de plus pour le Smic » à l’« encadrement militaire des jeunes ».

Avons-nous une autre option ?

À la question « comment ne pas soutenir la candidature Fabius ? », j’entends, dans notre courant, seulement deux autres réponses que la mienne.

Certains considèrent que, à la suite de la synthèse du Mans, et conformément à notre conception de la démocratie parlementaire, il conviendrait de soutenir une candidature de notre premier secrétaire. Nous contestons en effet un régime dans lequel la relation individuelle entre un candidat et la nation tend à occulter le rôle des partis dans la conception de programmes de gouvernement soumis au choix souverain des électeurs. Dans la démocratie parlementaire à laquelle nous aspirons, la majorité et l’opposition proposent comme chef du gouvernement, le premier responsable du parti ou du principal parti qui les constitue. C’est là une position de principe sensée et conforme à l’idée que je me fais d’une VIe République. Elle soulève néanmoins deux difficultés.

En premier lieu, nous avons nous-mêmes renoncé à faire du premier secrétaire du parti le candidat naturel en dissociant complètement sa désignation de cet enjeu électoral. À aucun moment il n’a été entendu que l’enjeu du Congrès et de la désignation d’un premier secrétaire était, dans le même temps, l’investiture de celui qui conduirait la bataille de la présidentielle. Tous les courants, et le premier intéressé lui-même, ont au contraire insisté sur le fait qu’il ne fallait pas confondre le Congrès du parti et l’investiture pour la présidentielle. Le problème est ici que précisément, dans une démocratie parlementaire, telle que nous la souhaitons, la confusion entre le choix d’un chef de l’exécutif et celui d’un programme politique est nécessaire et participe à l’essence même du régime. Il serait bon de s’en souvenir à l’avenir. Mais pour l’heure, le parti a décidé que la désignation du candidat pour 2007 ferait l’objet d’une campagne spécifique. Dès lors, toutes les candidatures sont légitimes.

En second lieu, le premier secrétaire n’est pas candidat. Dès lors, dans la mesure où je n’ai pas connaissance d’autres options soutenues dans notre courant, le choix politique concret qui se présente à chaque militant de NPS est une alternative Ségolène Royal/Laurent Fabius. C’est donc ce choix que notre débat a vocation à éclairer. J’ai donné mes principales raisons de voter pour Laurent Fabius et mes réponses aux objections dont j’ai connaissance. J’attends l’exposé des bonnes raisons politiques que nous aurions de voter pour une candidate qui prend des positions contraires au « projet », qui divise la gauche et exploite toujours plus la stratégie électorale de rassemblement au centre qui nous a conduit à la catastrophe du 21 avril 2002. Je n’ai à ce jour entendu qu’un seul argument véritable en sa faveur : sa popularité persistante dans les sondages d’opinion.

Cet argument n’a sur moi aucune prise, car il est inconciliable avec ma conception de l’action politique. En ce qui me concerne je ne soutiens jamais un candidat ou une position politique parce qu’ils ont des chances, voire le plus de chances de gagner, mais parce que je veux qu’ils gagnent et que je mène la bataille politique nécessaire à leur victoire. N’inversons jamais la fin et les moyens. Pourquoi nous battons nous ? Pour être dans le camp des vainqueurs ? Ou pour faire gagner notre camp ?

Pour ceux qui seraient néanmoins sensibles aux sondages d’opinion, je rappelle que l’expérience comme la science politique nous enseignent qu’à partir de deux mois et au-delà d’une élection, les sondages ne nous apprennent strictement rien sur le résultat probable. Durant l’automne 2004, combien de camarades ont dit « oui » au référendum interne, parce qu’alors les deux tiers des Français disaient « oui » dans les sondages ? Des hommes et des femmes de gauche indifférents à l’écume médiatique et confiants dans le pouvoir du combat politique se sont alors mis en campagne et, six mois plus tard, les deux tiers des électeurs de gauche et 55 % des Français votaient « non ». Nous sommes aujourd’hui dans le même décalage trompeur entre l’humeur instantanée de sondés qui ne sont pas face à leur bulletin de vote et à la fin de la campagne électorale. À la fin, il se produira la même chose qu’en mai 2005. Quand Sarkozy aura eu des dizaines d’occasions de souligner les points sur lesquels il est d’accord avec Ségolène Royal, quand tous les réseaux militants de la gauche non socialiste auront fait implicitement ou explicitement campagne contre une candidate à leurs yeux inacceptable, des centaines de milliers de nos électeurs potentiels diront « non » à un PS inconsistant et illisible face à une droite consistante et limpide.

Camarades, on vous avait déjà mis en garde en 2002, puis en 2005, et l’histoire nous a donné raison. Combien de désastres seront encore nécessaires pour vous rendre à l’évidence que les mêmes stratégies erronées conduisent aux mêmes échecs ? Notre seule chance de faire gagner le projet socialiste est de susciter, à partir de la fin novembre, le même enthousiasme militant, la même volonté d’en découdre avec le néolibéralisme qui a saisi le peuple de gauche durant la campagne sur le référendum européen, a saturé les courriers électroniques et battu le pouvoir des médias. Ce peuple en sommeil attend un signe fort des socialistes pour se remettre en mouvement. Au moment même où il n’espère plus que nous aurons la lucidité de choisir un candidat qui s’engagea à ses côtés en 2005, surprenons-le. Disons-lui, en novembre que c’est maintenant que s’accomplit la promesse du 29 mai, et alors rien ne pourra l’arrêter.

Jacques Généreux
Université NPS de Saint-Nazaire, 22-24 septembre 2006

Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 22 septembre 2006
Chers Amis,

    Après avoir contribué à mettre le feu à nos banlieues, M. Sarkozy propose désormais d'en finir avec la laïcité à la française. Sa dernière idée est de donner suite à un rapport - le rapport Machelon - qui préconise une révision radicale de la loi de 1905. De quoi s'agit-il précisément ? D'ouvrir la possibilité aux communes de financer la construction de lieux de culte. En fait, cela reviendrait à mettre la politique dans la religion et la religion dans la politique. Les impôts des citoyens financeraient des cultes particuliers. On peut imaginer à l'avenir des campagnes électorales municipales avec pour thème : "votez pour ma liste, et vous aurez une Église, une mosquée ou une synagogue". Ou l’inverse.

    Ce serait favoriser le communautarisme, les communautés se repliant sur certaines municipalités pour trouver un lieu de culte à leur convenance. La perspective ? Des conseils municipaux contrôlés par des communautés !

    Toutes les dérives deviendraient alors possibles. Le principe d'égalité conduira à interdire de refuser aux uns ce qui est accordé à d'autres, puisque juridiquement tous les cultes se valent. Et dès lors que la notion de secte n'existe pas dans notre droit, tous les pseudo-cultes auront droit au financement public !

    Aux États Unis, une telle mesure serait inconstitutionnelle. En Allemagne où le financement des cultes existe, il se fait à travers la contribution de chaque citoyen à l'exercice du culte de son choix.

    En France, avec la logique de ce rapport commandé par M. Sarkozy, on en finirait avec la séparation des Églises et de l'État, fondement depuis un siècle de notre pacte républicain.

    Je suis et je serai toujours un défenseur de la laïcité. Parce que dans le monde où nous vivons, la laïcité, c'est la paix et la paix, c'est la laïcité. Pour cette raison je suis radicalement opposé à la remise en cause de la loi de 1905. J'appelle à défendre la loi de 1905 et à refuser la révision que propose M. Sarkozy. La laïcité n'est pas un tabou, c'est une chance ! La nôtre.

    L'égalité entre les religions, le respect de tous les citoyens, la lutte contre les discriminations ne passent absolument pas par le refus de la laïcité, mais au contraire par sa réaffirmation.

    Touche pas à ma laïcité !

                                                        Laurent Fabius
Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : laurent.fabius.69
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 22 septembre 2006
Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : Vidéo
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 21 septembre 2006

Premier appel de parlementaires socialistes pour l’investiture de Laurent Fabius à l’élection présidentielle

Représentants du peuple, nous partageons et nous exprimons ses souffrances et ses attentes.

Ces souffrances s’appellent précarité, chômage, vie chère, absence de services publics suffisants dans les quartiers ou les campagnes. La politique de la droite accroît les inégalités. C’est pourquoi nous la combattons à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Parlement européen, et sur le terrain dans les mobilisations sociales.

Les attentes populaires sont tout aussi claires ! Pouvoir d’achat, logement, école, ambition industrielle et scientifique, démocratie nouvelle, Europe qui protège les salariés et qui préserve l’environnement, voilà ce que demandent nos concitoyens.

Une victoire de N. Sarkozy en 2007 produirait une déflagration libérale destructrice.

Seul un succès de la gauche permettra le vrai changement. Pour gagner, il faudra rassembler, ce qui n’est possible que sur des valeurs, des propositions et des alliances clairement de gauche.

C’est l’enjeu de la désignation du candidat socialiste et c’est pourquoi nous nous engageons aux côtés de Laurent Fabius :

- Parce qu’il a tiré pour le futur toutes les leçons de la défaite du 21 avril 2002 et agi pour stopper la déferlante libérale en France et en Europe ;

- Parce qu’il possède l’expérience nationale et internationale sans laquelle on ne conduit pas une grande nation dans un monde instable et menaçant ;

- Parce qu’il a toujours défendu avec courage les valeurs républicaines, et d’abord la laïcité contre le danger communautariste ;

- Parce qu’il n’a cessé depuis 2002 de préparer le rassemblement des forces de gauche, condition de la victoire et du changement ;

- Parce qu’il revendique le projet socialiste auquel il a largement contribué et qu’il enrichit à travers sept engagements précis pour 2007 et pour l’avenir.

Avec Laurent Fabius, nous voulons construire une France forte et solidaire, forte parce que solidaire. Nous appelons les militantes et les militants socialistes à soutenir sa candidature pour rassembler la gauche, battre la droite et réussir ensemble le changement en 2007.

Premiers signataires :

ANDRIEUX Sylvie (D - 13), ANGELS Bernard (S - 95), BACQUET Jean Paul (D - 63), BALLIGAND Jean-Pierre (D - 02), BAPT Gérard (D - 31), BARTOLONE Claude (D - 93), BATEUX Jean-Claude (D - 76), BERES Pervenche (DE), BERGE LAVIGNE Maryse (S - 31), BLISKO Serge (D - 75), BOUCHERON Jean-Michel (D - 35), BROTTES François (D - 38), CARCENAC Thierry (D - 81), CATHALA Laurent (D - 94), CHARASSE Michel (S - 63), CHARZAT Michel (D - 75), CLAEYS Alain (D - 87), COCQUEMPOT Gilles (D - 62), COURTEAU Roland (S – 11), DOLEZ Marc (D - 59), DREYFUS SCHMIDT Michel (S - 90), DUMONT Jean Louis (D - 55), DUPRE Jean Paul (D - 11), DURRIEU Josette (S - 65), DUSSAUT Bernard (S - 33), FERREIRA Anne (DE), FORGUES Pierre (D - 65), FRECON Jean Claude (S - 42), GAUTIER Charles (S -44), GOURIOU Alain (D - 22), HABIB David (D - 64), HUREL Sandrine (S - 76), IMBERT Françoise (D - 31), KHIARI Bariza (S - 75), LACUEY Conchita (D - 33), LAIGNEL André (DE), LAMBERT Jérôme (D - 16), LEFAIT Michel (D – 62), LEROY Jean Claude (D – 62), LIENEMANN Marie-Noëlle (DE), LONCLE François (D - 27), MADRELLE Bernard (D – 33), MADRELLE Philippe (S - 33), MARTIN Philippe (D - 32), MASSION Marc (S - 76), MATHUS Didier (D - 71), MELENCHON Jean-Luc (S - 91), MESQUIDA Kléber (D - 34), MICHEL Jean (D - 63), MICHEL Jean-Pierre (S – 70), MIGAUD Didier (D - 38), NERI Alain (D - 63), PAJON Michel (D - 93), PEREZ Jean Claude (D - 11), QUILES Paul (D - 81), RAOULT Paul (S – 59), ROY Patrick (D - 59), SAUGUES Odile (D - 63), SIGNE René-Pierre (S - 58), TROPEANO Robert (S - 34), VANTOMME André (S - 60), VIDALIES Alain (D - 40), WEBER Henri (DE).

Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 18 septembre 2006
Le discours de Laurent Fabius à Lens samedi 16 septembre dernier a frappé tous les esprits. Vivement applaudi par les 2000 militants présents, Laurent Fabius a convaincu toutes les personnes présentes, non seulement par la solidité de ses arguments et sa pugnacité mais également par la profondeur et la sincérité de son engagement à gauche. Loin de l'image que tentent d'imposer des sondages payés par les médias, l'impact de la prestation de Laurent Fabius devant une salle qui n'était pas a priori acquise démontre que rien n'est joué au sein du Parti socialiste et que les militants ne se laisseront pas imposer un(e) candidat(e) par les médias.

      Mes camarades,

     La discussion, oui. La dispute, non. Voilà les limites et l’objectif de ce que nous faisons aujourd’hui et qu’il faudra continuer dans les semaines qui viennent. Car je ne sais pas quel est votre sentiment à cet instant où, avant-dernier orateur, je m’exprime, mais probablement beaucoup d’entre nous et, au-delà de cette salle, beaucoup de ceux qui nous écoutent ou nous écouteront grâce à la presse, doivent se dire « mais au fond ces socialistes, ils sont venus l’un après l’autre, sympathiques, talentueux, mais ils sont d’accord ». Et c’est vrai que sur l’essentiel, nous sommes d’accord. Sinon nous ne serions pas socialistes. Mais il y a aussi des points, pourquoi ne pas le dire, sur lesquels il faut aller plus loin dans notre discussion. Car il ne serait pas normal que les débats, comme c’est le cas aujourd’hui, aient lieu à propos du Parti Socialiste partout en France, sauf véritablement au sein du PS. Il faut les débats au sein du PS, aux militants de trancher et ensuite tout le monde rassemblé dans l’unité.


     Nous ne savons pas encore qui sera notre candidat. Mais nous savons déjà qui sera notre adversaire et il ne serait pas normal que, passant quelques heures ensemble, relayées puissamment, nous ne consacrions pas une part importante à cet adversaire. François le fera sans doute. Je le ferai en quelques dizaines de secondes à ma manière.


     Oui, on l’a dit, monsieur Sarkozy est un homme dangereux. Mais le danger est encore plus grand lorsqu’il est assorti de talent et de moyens financiers et médiatiques considérables. (applaudissements) Et autant je suis en désaccord sur beaucoup de points avec M. Bayrou, autant je pense que sur cette question du contrôle financier, économique des médias, il a eu raison de dire ce qu’il a dit.


      Monsieur Sarkozy, qui sera vraisemblablement candidat à la présidence de la République, est un réactionnaire. Nous, nous sommes socialistes. En une seule après-midi, se posant par hélicoptère au Medef, il a, pour faire bonne mesure, sacrifié le droit de grève, annulé les 35 heures, et, comme oral de rattrapage, la semaine suivante il veut supprimer les régimes spéciaux, dont, je m’empresse de le dire, le régime minier, et ça veut dire quelque chose dans le Nord et le Pas-de-Calais.


     Monsieur Sarkozy, futur candidat à la présidence de la République n’est pas un républicain laïc, c’est un communautariste et j’ai encore dans l’oreille sa phrase fameuse : « Je nomme ce monsieur préfet car il est musulman ». Il faut nommer des préfets non pas parce qu’ils sont musulmans, catholiques, protestants, que sais-je encore... mais parce qu’ils ont la compétence, au nom de l’Etat, d’exercer leurs fonctions.


     Monsieur Sarkozy n’est pas un Européen convaincu comme nous tous, qui défend les intérêts de la France, il est avant tout un pro américaniste, il est un zélateur de Bush. Nous n’avons pas besoin à la tête de l’Etat de quelqu’un qui se fixe comme programme d’être le futur caniche du président des Etats-Unis.


     Chers camarades,


     La devise de la République française, c’est liberté, égalité, fraternité. Et bien moi, je me battrai de toutes mes forces, je dis bien de toutes mes forces, pour que n’accède pas à cette plus haute charge, quelqu’un dont, en fait, la vision des choses est "marche ou crève". Il n’en est pas question.


     Mais à partir de cela, se pose un problème politique. M. Sarkozy prend cette position non seulement parce qu’elle est profondément la sienne, mais parce qu’il veut draguer l’extrême droite dont il ne faut pas minimiser aujourd’hui et demain l’influence.


     Et je crois comprendre que dans le débat implicite, respectueux des femmes et des hommes, qui s’établit chez nous, il y a deux positions possibles sur l’attitude que nous devons prendre. Ou bien, on dit de toute manière la gauche sera obligée de voter pour le candidat socialiste. Alors n’en faisons pas trop, essayons au contraire d’aller braconner sur d’autres terres pour faire des additions.


     Telle n’est pas, mes camarades, ma position et ma proposition de stratégie. La gauche ne peut gagner que rassemblée. Le rassemblement ne peut s’opérer que sur des positions authentiquement de gauche. Il faut au premier tour que tout se fasse pour que le rassemblement de la gauche s’opère autour du candidat socialiste et ensuite au deuxième tour viendra le reste. C’est la seule stratégie gagnante pour battre la droite en 2007.


     Chers camarades,


     J’ai l’intention d’être candidat à l’investiture. Je m’y suis préparé. Je me sens, comme d’autres, en capacité de l’être et je le souhaite. Ce sera aux militants de trancher. Mais je peux d’ores et déjà dire, faisant écho aux propos qui ont été tenus, que le futur président aura au moins quatre immenses défis à relever.


     Le premier, c’est le défi du quotidien, le défi du pouvoir d’achat, le défi du logement, le défi de la santé. Bref qu’on puisse dire, et mon projet le voici, c’est le notre, le nôtre à tous. Qu’on puisse dire si je vote socialiste, voilà ce que cela changera dans ma vie quotidienne. C’est pourquoi parmi d’autres, avec d’autres, j’ai fait la proposition d’un SMIC à 1500 €, d’abord récusée ensuite acceptée par tous, je m’en félicite. Mais je pense qu’il faut être plus précis. Le SMIC aujourd’hui en brut est à 1254 €. Je pense que parmi les propositions emblématiques que nous devrons porter dans cette campagne tous ensembles, il y a une augmentation immédiate du SMIC que j’ai proposé, pour ma part, de chiffrer à 100 euros.


     On me dit, « ce n’est pas le problème ». Je ne dis pas que le seul problème concerne les smicards, même s’il y a près de 20 % de la population qui est au SMIC et davantage encore chez les femmes. Mais on ne peut pas éluder les choses d’un coup. Il y a de la misère dans le pays, et d’abord dans cette région et dans beaucoup d’autres, et dans la mienne aussi, et partout en France. Et la gauche venant au pouvoir ne serait pas capable de proposer une augmentation de 100 euros ? Je dis que si on est de gauche, et compte tenu des expériences que nous avons faites les uns les autres au pouvoir, la première traduction de la gauche revenant aux responsabilités doit être une augmentation des salaires et d’abord des petits salaires.


     Il y a eu un débat sur la carte scolaire. Mes camarades, je le dis clairement, tout en respectant chacune et chacun, mon idéal n’est certainement pas la suppression de la carte scolaire. Pourquoi ? Parce que si on la supprime... L’aménager oui, mais encore faut il voir les conséquences. Admettez qu’il y ait le choix entre beaucoup d’établissements, on sait bien qui se portera dans les établissements huppés. Une certaine catégorie de la population ou les enfants qui auront des notes formidables. Mais les autres, ce que nous voulons aussi protéger, ils resteront dans des établissements désertés par tous.


     On sait d’ores et déjà quels sont les établissements qui ont besoin de moyens, c’est à ces établissements qu’il faut donner des moyens en subordonnant l’attribution des moyens aux origines sociales. En incluant effectivement l’enseignement privé, qui doit prendre sa part de la mixité sociale. En faisant en sorte que les jeunes qui se destinent au professorat puissent déjà avoir un salaire, pour qu’ils ne soient pas empêchés d’accéder à ce superbe métier parce qu’ils n’ont pas les possibilités de faire des études. En développant, Daniel [Percheron] a eu raison de le faire, l’enseignement supérieur. Mais non pas en supprimant l’outil fort de la mixité sociale qui s’appelle la carte scolaire. Je ne serai jamais sur cette position là.


     Il faut d’abord que notre candidat soit le candidat du pouvoir d’achat. Il faut qu’il soit aussi le candidat de l’excellence environnementale. Ceux qui ne connaissent pas la région disent « tu vas dans le Pas-de-Calais, ne parle pas trop d’environnement ». Evidemment, qu’ il faut en parler. Evidemment, qu’on sait bien que le XXIe siècle ou bien sera écologique ou bien n’existera même plus car nous aurons détruit la terre, d’où la nécessité, dans la ligne de notre projet, d’un programme précis prévoyant les énergies renouvelables, les économies d’énergie, plus de transport collectif et non pas la suppression par l’Etat des moyens des transports collectifs.


     C’est le débat Gaz de France. Au-delà des arguments excellents qui ont été donnés, parce que la privatisation de gaz de France ce serait évidemment l’augmentation des tarifs, tout le monde peut le comprendre, je n’admets pas un instant et je trouve ça stupide et à vrai dire presque criminel, qu’alors que tous les pays du monde savent bien que la crise énergétique implique de reprendre en main les capacités énergétiques, la France avec un gouvernement de droite serait la seule qui donnerait GDF confié aux pouvoirs privés, cela n’a pas de sens. Nous devons garder la maîtrise de notre énergie. Oui, je suis pour la renationalisation de GDF et aussi pour la reconquête à cent pour cent d’EDF.


     Il faut, troisième tâche du futur président de la République, introduire la démocratie partout, on l’a fort bien dit, les uns et les autres. Et en particulier, Dominique, en répondant aux questions que tu as légitimement posées. Nous sommes à fond pour la décentralisation, mais la décentralisation ne veut pas dire la suppression du rôle de l’Etat ou des services publics. Quelle est la péréquation financière si l’Etat disparaît. Je crois, Dominique [Dupilet] que c’est 68 millions d’euros que le gouvernement, et non pas l’Etat, te doit dans une grande partie pour les RMI. Il faut une décentralisation mais il faut une péréquation financière parce que sinon les plus riches seront les plus riches, alors bravo pour la région parisienne et la région Rhône-Alpes, mais que deviendra le Nord-Pas-de-Calais ou la Normandie ? Il faut que l’Etat soit présent et en même temps que la décentralisation existe.


     Le quatrième enjeu, mes camarades, c’est qu’il faut relancer l’Europe et réorienter l’Europe. On a dit dépasser le oui et le non. Sans doute. Vous savez la position que j’ai prise et que j’assume. Mais en même temps, il faut tenir compte du vote des Français qui ont compris ce qu’ils faisaient même si les motivations étaient multiples. On a parlé tout à l’heure de Stora. Il y a des mesures à prendre en France mais il y a aussi des mesures à prendre en Europe et dans le monde. Parce que tout le monde comprend que si on continue, vis-à-vis des pays en développement, à ne jamais poser la question sociale, à ne jamais poser la question environnementale, à ne jamais poser la question monétaire, non seulement on détruit notre industrie mais on laisse leurs travailleurs dans la situation de misère où ils sont.


     Et c’est la même chose au niveau européen. Il faut davantage aider les pays de la périphérie, il faut en faire plus pour les pays de l’Est mais il faut en même temps que l’Europe soit capable d’avoir une vraie politique industrielle, une vraie politique scientifique, une vraie politique éducative. Qu’elle sache, le cas échéant, se protéger par rapport aux exportations illicites. Bref, il faut une Europe relancée, réorientée. C’est ainsi, aussi, qu’on développera l’emploi, sans nationalisme évidemment, en France, et on a besoin aussi d’industrie, et on a besoin d’aller plus loin dans le refus et le rejet des délocalisations et dans la création d’emplois.


     Je termine en disant un mot, peut-être plus personnel, des sondages. Mais ce « personnel » nous concerne tous. Une chose est certaine, c’est qu’autant les sondages ont une valeur à un instant donné, autant ils n’en ont aucune s’agissant de la prédiction. Il faut que ce soit par la réflexion, par l’intelligence, par la discussion, par le débat maîtrisé, amical, que petit à petit, vous les militants et les militantes, vous vous forgiez vos convictions, et qu’ensuite cette conviction élargie, relayée devienne celle de la gauche puis du peuple de France. Si l’on écoutait les sondages, d’abord les résultats es élections précédentes auraient été différents parfois en notre faveur, et aujourd’hui à quoi serviraient les débats. Oui, mais voila, la réflexion ça existe, le débat ça existe, l’engagement ça existe. J’ai à l’esprit cette phrase de Jaurès dans son extraordinaire discours à la jeunesse, vous savez, le discours sur l’idéal et le réel : « le courage c’est de se donner aux grandes causes, sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni même s’il lui réserve une récompense ».


     Je ne sais pas quelle sera la récompense, et je ne sais pas pour qui, mais je sais que la gauche et la France sont deux causes superbes et que cela vaut qu’on y consacre toute sa vie.

Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : Parti Socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 15 septembre 2006
Par les Socialistes du Rhône avec Laurent FABIUS - Publié dans : laurent.fabius.69
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Recommander

A télécharger



Pour télécharger les 7 propositions concrètes de Laurent FABIUS, cliquez sur l'image ci-dessus.
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus